L'essayiste Raoul Vaneigem considère que « les services publics et les acquis sociaux, arrachés de haute lutte par des générations d’ouvriers et d’employés, ne résultent pas d’une grâce providentielle. Ils ne sont pas la propriété de l’État. Ils appartiennent à l’ensemble des citoyens ».

Autre point de vue : l'essayiste Jean-François Revel qualifiait en 2000 de « mythe » la théorie selon laquelle « les « luttes », les grèves, les occupations d'usines auraient permis le progrès social », citant la première limitation du travail des enfants décidée en 1841 par le libéral François Guizot, premier ministre pendant la Monarchie de Juillet ou l'abolition du délit de coalition (c'est-à-dire la reconnaissance des syndicats) par le député libéral Emile Ollivier. Il rappelle en outre l'hostilité de certains socialistes de l'époque – comme Jules Guesde – à ces mesures, accusées d'être une tentative de division des ouvriers.

Certains historiens soulignent toutefois l'importance des luttes syndicales dans la mise en place des législations favorables aux salariés

Historique des acquis sociaux en France

  • 1803 : Jean Baptiste Say, libéral, défend l'idée d'une instruction primaire obligatoire.
  • 1841 : Sous le gouvernement de François Guizot, libéral, mais faite par Armand de Melun (légitimiste) : adoption de la loi relative au travail des enfants employés dans les manufactures, usines ou ateliers, donnant un âge minimum (8 ans si plus de 20 employés) et limitant le travail de nuit et le dimanche. Cette loi faisait suite au rapport du médecin Louis René Villermé de 1840, le Tableau de l'état physique et moral des ouvriers dans les manufactures de coton, de laine et de soie.
  • 1848 : Sous la Deuxième République (progressiste), décret du 2 mars limitant la journée de travail des adultes à dix heures à Paris et à onze en province
  • 1849 : Frédéric Bastiat, député libéral, soutien un amendement destiné à autoriser les syndicats ouvrier et la grève. Sans succès. Il faudra attendre 1864.
  • 1851 : Sous le gouvernement conservateur de Louis-Napoléon Bonaparte. Loi limitant la durée du travail : 8 heures avant 14 ans, 12 heures de 14 à 16 ans.
  • 1864 : La loi du 25 mai établit le Droit de grève : Par le député libéral Émile Ollivier, sous le gouvernement conservateur de Louis-Napoléon Bonaparte.
  • 1864 : Assurances contre les accidents du travail, inventées par un chef d'entreprise Hippolite Mariste, puis promulguées le 9 avril 1898 par Frédéric Passy, député libéral, sous la présidence de Félix Faure.
  • 1874: Sous le gouvernement conservateur de Mac Mahon. Loi sur le travail des enfants et filles mineures dans l'industrie, limitant l'emploi avant 12 ans.
  • 1884 : Droit syndical Waldeck-Rousseau, libéral, sous le gouvernement Gambetta conservateur.
  • 1887 : Création de la première bourse du travail de France à Paris par le conseil municipal à majorité radical-social et blanquiste. Celle-ci sert de base pour la création de la Fédération des Bourses du travail en 1892, par Gustave de Molinari, fondateurs de l’anarcho-capitalisme. C'est une des premières véritables structures syndicales ouvrières, son secrétaire général est l'anarchiste Fernand Pelloutier.
  • 1893 : La durée maximum de travail est ramenée à 10 heures quotidiennes à 13 ans, à 60 heures hebdomadaires entre 16 et 18 ans, et un certificat d'aptitude est nécessaire. Sous la présidence de Sadi Carnot
  • 1900 : Waldeck-Rousseau libéral, devenu président du Conseil tenta pendant deux ans d'accorder la personnalité civile aux unions de syndicats.
  • 1906 : Repos compensateur de 24 heures hebdomadaire sous un ministère Clemenceau (radical-socialiste).
  • 1910 : La durée maximum du travail est limitée pour tous à 10 heures quotidienne. Loi Millerand (socialiste puis centre droit à l'époque de cette loi) sous un ministère d'Aristide Briand libéral.
  • 1910 : Retraites à 65 ans sous un ministère Briand ancien socialiste devenu libéral.
  • 1918 : Allocations familiales : Émile Marcesche à Lorient janvier 1918 et Emile Romanet à Grenoble 29 avril 1918 (Deux chefs d'entreprises). Généralisé en
  • 1930 sous la présidence du Conseil d'André Tardieu Centre droit.
  • 1919 : Temps de travail loi du 17 avril 1919 sous la présidence de Clemenceau (radical-socialiste) instaurant la semaine de quarante-huit heures et la journée de huit heures
  • 1928 : Assurance maladie sous le ministère de Raymond Poincaré de l'Alliance démocratique.
  • 1936 : Délégués du personnel sous le Front populaire socialiste + radicaux de gauche.
  • 1936 : Congés payés de quinze jours sous Léon Blum Front populaire socialiste + radicaux de gauche.
  • 1936 : Semaine de 40 heures sous Léon Blum Front populaire socialiste + radicaux de gauche.
  • 1936 : Convention collective sous Léon Blum Front populaire socialiste + radicaux de gauche.
  • 1941 : Comités sociaux d’établissement sous Pétain.
  • 1941 : Minimum vieillesse et Retraite par répartition Loi du 1er janvier 1941 par le secrétaire d'état René Belin, ancien leader CGT, sous le régime de Vichy (Pétain).
  • 1941 : Salaire Minimum Loi du 4 octobre 1941 contenue dans la Charte du Travail
  • 1941 : Nationalisation des différentes caisses d'assurances santé qui deviendra à la Libération la Sécurité Sociale.
  • 1942 : la Loi du 28 juillet instaure la Médecine du Travail obligatoire pour les entreprises de plus de 50 salariés. Sous Pétain.
  • 1945 : Transformation des comités sociaux d’établissement en Comité d'Entreprise sous De Gaulle conservateur par Mendès-France radical-socialiste
  • 1946 : Création du statut de la fonction publique par Maurice Thorez communiste. Généralisation de la médecine du travail à toutes les entreprises par Ambroise Croizat communiste.
  • 1950 : SMIG ancêtre du SMIC, créé sous la présidence de Vincent Auriol socialiste
  • 1956 : Congés payés Troisième semaine Guy Mollet (secrétaire général de la SFIO)
  • 1958 : Assurance chômage sous le gouvernement Pflimlin centriste.
  • 1969 : Congés payés Quatrième semaine sous De Gaulle conservateur.
  • 1967 : Intéressement et actionnariat ouvrier ministère Pompidou sous la présidence de De Gaulle conservateur.
  • 1971 : Formation Professionnelle Continue sous la Présidence de Pompidou conservateur.
  • 1975 : Assurance Vieillesse pour tous, Ministère Chirac sous la présidence de Giscard conservateur.
  • 1982 : Congés payés Cinquième semaine par Pierre Mauroy sous la présidence de Mitterrand socialiste.
  • 1982 : Temps de travail ordonnance n°82-4111 instituant la semaine de trente-neuf heures sous Mitterrand
  • 1983 : Retraite a 60 ans sous la présidence de Mitterrand socialiste.
  • 1998 : Temps de travail lois Aubry du 13 juin 1998 et du 19 janvier 2000 instituant la semaine de trente-cinq heures, socialiste.

Source : Wikipédia...

Il y a ceux qui les défendent, et ceux qui les attaquent : les acquis sociaux apparaissent aujourd’hui comme un patrimoine figé, une série de droits menacés disent les uns, dépassés répondent les autres. Faut-il en inventer de nouveaux ?

Pourquoi perdre les droits existants qui permettent aux gens d'avoir une vie plus agréable. Il faudrait au contraire, en créer de nouveaux, au détriment de gens qui en gagnent de plus en plus à ne savoir quoi en faire si ce n'est de les entasser. Ils ne partiront pas avec. Pour le plaisir de quelques un, le plus grand nombre souffre, il faudra un jour que cela change.

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