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2019 05 01 manif intox« On était faits comme des rats » : témoignages.

Ce 1er mai, la répression a été d'une sauvagerie inouïe. Pour justifier les attaques inqualifiables contre la liberté de manifester commises à Paris, le gouvernement monte une intox extrêmement grave. Et tous les médias suivent.

C'est Castaner qui lance la première salve dès l'après-midi. Selon le ministre de l’intérieur, l’hôpital de la Pitié Salpétrière aurait été "attaqué" par des dizaines de militants d’ultragauche "black blocs". Pour faire monter l'intox au maximum, il se rend sur place, accompagné de journalistes. BFM enchaîne, et parle d'une "intrusion de casseurs", d'un "hôpital pris pour cible".

On évoque ensuite des "chaînes cassées" par "des gilets jaunes et des gens masqués" qui auraient "tenté de pénétrer dans le service de réanimation". Le directeur des hôpitaux de Paris, proche de Macron, reprend le mensonge : une "intrusion violente" dans un "service de réanimation". Même chose pour la ministre de la santé qui se dit "très choquée".

Bref, le tableau est apocalyptique. Les manifestants seraient en fait de véritables barbares assoiffés de sang, venus spécialement pour vandaliser un lieu de soin et attaquer des patients. Qui peut y croire? En dehors de macronistes radicalisés et de médias fanatisés : personne.

Voici en quelques témoignages, la réalité des faits :

  • Un témoin raconte : «J'ai vu ces manifestants à l'entrée de l'hôpital de la Pitié-Salpêtrière qui voulaient se réfugier parce qu'une colonne de CRS arrivait par le haut du boulevard [...] puis la commissaire a repéré ces gens à l'entrée, elle ordonne à ses policiers de rentrer et de les dégager. »
  • Un médic confirme : « Je suis street medic, j'y étais à ce moment là. Beaucoup de gens se sont réfugiés dans l'enceinte de l’hôpital pour fuir un gazage de masse et une charge de CRS qui a eu lieu dans l'allée de l’hôpital. »
  • Sur facebook, une manifestante, Naty Ta, explique en détail : « Oui, il a été demandé aux vigiles d’ouvrir la grille pour qu’on puisse s’abriter des canons d’eau et des gaz. Ils n’ont pas voulu nous ouvrir, on était fait comme des rats. Les gars qui ont forcés la chaîne […] ont permis que l’on puisse s’abriter. Y’avait rien de notre côté juste nous quelques retraités, quelques jeunes NON cagoulés. 10 minutes après, les CRS sont rentrés dans l’enceinte de l’hôpital pour nous gazer et nous matraquer ... à l’intérieur de l’hôpital ! Je me suis bien fait traiter de "salope, dégage" par un CRS. Pour quelle raison? Parce que on s’est juste ABRITÉS des gaz. en tout cas merci aux infirmiers de nous avoir aidés avec les gouttes pour les yeux !  »
  • Un quatrième témoignage corrobore : « un groupe de manifestant poursuivi par une brigade à moto se réfugient dans la Pitié. Ils ont pénétré dans le bâtiment mais jamais dans la réa. »

En résumé : tous les témoignages concordent. Des manifestants paniqués, pourchassés par une police ultra-violente se sont réfugiés dans la cours de l’hôpital. Ils ont été traqués et frappés jusque dans la cours, mais il n'y a évidemment pas eu d'intrusion dans les services de soin.

Pour rappel, le gouvernement Macron lançait l'an dernier une immense attaque contre les hôpitaux, et le système de santé publique. Les soignants tiraient la sonnette d'alarme, sans être écoutés. Aujourd'hui, le même gouvernement monte de toute pièce une affaire «d'intrusion» dans un hôpital pour justifier sa violence inouïe. Ceux qui saccagent les hôpitaux publics inventent des « violences » contre un lieu de soin. Abject.

Mais le mensonge est vraiment trop gros pour être avalé comme l’était celui du gouvernement Valls en 2016 sur le saccage de l’hôpital Necker lors des manifestations de la loi travail.

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