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BPI Nicolas Dufourq et Segolene RoyalMercredi 15 mai, la banque publique devait s'expliquer sur sa doctrine d'investissement. Mais, plus que tout, ce sont les déclarations de M. Dufourcq sur Petroplus et hauts-fourneaux de Florange, mi-avril, qui ont indigné la présidente de région. Le sauvetage de ces entreprises par la Banque Publique d'Investissement (BPI) n'est pas envisageable, a dit le directeur général, ce ne serait pas « un bon business » pour la BPI, centrée sur les investissements d'avenir et « la France de 2030».

Et Mme Royal de bondir. « A la BPI, il ne s'agit pas de business mais de combiner le meilleur du privé et du public, dynamisme et productivité d'un côté, transparence et long terme de l'autre. A l'heure du bilan, la BPI ne sera pas jugée sur son taux de rentabilité mais sur sa capacité à agir vite pour favoriser le redécollage industriel du pays ». Avant d'ajouter: « Ce n'est pas à Nicolas Dufourcq de bâtir la politique d'investissement de la BPI. En tant que directeur générale représentant le pouvoir exécutif, il doit appliquer la politique décidée par le conseil. Et en rendre compte. »

La BPI à peine créée serait-elle déjà divisée sur l'objectif et la méthode ? L'entourage de M. Dufourcq le conteste et minimise la controverse : « Ségolène Royal ne sait faire autre chose que tout contrôler, partout où elle passe. C'est ainsi à la BPI : elle attaque. Ligne par ligne. Point parpoint. »

Toutes les critiques de Mme Royal seraient sans fondement : l'élaboration du logo de la BPI, qui a fait l'objet d'une mise en concurrence de 35 agences et « n'a pas été surpayé » ; les travaux du siège, « intégralement payés par le bailleur » ; les recrutements, enfin, auxquels il a fallu procéder « sans attendre la mise en place des structures de gouvernance », pour répondre à l'injonction du gouvernement d'aller vite dans un contexte de crise et d'accélération de la désindustrialisation...

Visiblement soucieux d'apaiser les tensions alors que les projecteurs se braquent sur la BPI et sa doctrine d'emploi des fonds publics, M. Dufourcq raconte : « J'ai commencé à travailler sans bureau, puis seul dans un bureau, avec toujours en tête le souci de l'efficacité et de la modération. Tous les salaires du comité exécutif sont conformes à la norme du public. Le mien a été fixé par le gouvernement : 450.000 euros annuels, le plafond légal. »

Des efforts auraient été demandés aux patrons d'Oséo, du FSI et de CDC-entreprise, priés de diminuer de moitié leurs programmes de recrutements en 2013.

Désormais, le patron de la BPI dit se concentrer sur le seul enjeu valable : réussir l'installation dans le paysage économique du nouvel outil de reconquête de la politique industrielle. « La seule chose qui compte, c'est l'intégralité de BPI France, affirme-t-il au Monde. La BPI a été voulue par le chef de l'Etat. Elle sera un marqueur de l'action de la France aussi important que l'ont été, en leur temps, La Poste ou la SNCF. Je ferai en sorte qu'il s'agisse d'un marqueur inaltérable... »

Mais, en dépit des dénégations, la polémique au sommet de la BPI illustre de vraies divergences sur le bon usage des deniers publics. Des divergences que l'on retrouve au sein de Bercy, entre le ministre des finances, Pierre Moscovici, et le ministre du redressement productif, Arnaud Montebourg. Tandis que le premier veut orienter la BPI vers le soutrien aux filières d'avenir, en l'éloignant du rôle de « pompier », le second fait du sauvetage et de la restructuration de filières industrielles emblématiques une priorité.

« Deux conceptions s'affrontent, estime Jean-Philippe Gasparotto, secrétaire (CGT) du comité de groupe de la Caisse des dépôts. « L'une inscrit la BPI dans le marché, l'autre dans l'économie administrée. »

Pour Alain Rousset, président PS de la région Aquitaine, et président du Comité national d'orientation de la BPI, il faut donner du temps au temps. La véritable doctrine d'investissement s'élaborera au fil de l'eau. « La BPI ne doitpas être le Crédit lyonnais, mais un accélérateur avisé et efficace du soutien aux entreprises, souligne-t-il. Il faudra la juger sur pièces et sur actes. »

Photo © Stéphane Lemouton (Abaca Press Com)

Le Monde Eco & Entreprise, 15/05/2013

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UN APPEL DE VINCENT LINDON :
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Le comédien a confié à Mediapart une longue réflexion, lue face caméra chez lui, sur ce que la pandémie révèle du pays qui est le nôtre, la France, sixième puissance mondiale empêtrée dans le dénuement (sanitaire), puis le mensonge (gouvernemental) et désormais la colère (citoyenne). Un texte puissamment politique, avec un objectif: ne pas en rester là.

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